La proposition surprise qui a secoué le soccer international
Paolo Zampolli, un entrepreneur italo-américain proche de Donald Trump depuis les années 1990, a proposé au président américain et à Gianni Infantino de la FIFA que l’Italie prenne la place de l’Iran à la Coupe du monde 2026. Cette suggestion, révélée par le Financial Times en avril 2026, a soulevé des questions sur la possibilité de modifier les qualifications d’un tournoi majeur. Cependant, cette idée n’a aucune chance de se concrétiser.
Zampolli, nommé envoyé spécial des États-Unis pour les partenariats mondiaux en 2025, justifie sa proposition par le palmarès impressionnant de l’Italie : quatre titres mondiaux (1934, 1938, 1982, 2006). Il rêve de voir la Nazionale participer à un Mondial organisé aux États-Unis. Ironiquement, il a déjà tenté la même manœuvre en 2022 lors du Mondial au Qatar, sans succès.
Pourquoi l’Italie n’est pas qualifiée pour 2026
La Squadra Azzurra a connu un parcours décevant lors des qualifications européennes :
- Terminée deuxième de son groupe derrière la Norvège
- Envoyée aux barrages européens
- Éliminée en finale des barrages par la Bosnie-Herzégovine aux tirs au but (4-1 après un match nul 1-1) le 31 mars 2026
- Manquera sa troisième Coupe du monde consécutive (2018, 2022, 2026)
C’est une première dans l’histoire récente de la Nazionale. La génération dorée a disparu, et le renouvellement des effectifs n’a jamais vraiment décollé. L’Italie fait désormais partie du deuxième groupe d’équipes européennes, une tendance établie plutôt qu’un accident.
La réaction unanime de Rome : un refus catégorique
Les autorités italiennes ont rejeté cette proposition avec clarté et fermeté. Voici ce que les officiels ont déclaré :
| Officiel | Poste | Réaction |
|---|---|---|
| Andrea Abodi | Ministre des Sports | On se qualifie sur le terrain, pas par faveur diplomatique |
| Luciano Buonfiglio | Président du Comité olympique italien | Serait personnellement offensé par une qualification offerte |
| Giancarlo Giorgetti | Ministre de l’Économie | A parlé de honte |
| Gianni De Biasi | Entraîneur national | Si une équipe remplaçait l’Iran, ce serait la suivante du groupe, pas l’Italie |
Le message de Rome est sans ambiguïté : l’Italie n’accepterait pas une qualification accordée plutôt que gagnée. De plus, sur le plan technique et réglementaire, l’Italie n’aurait aucun droit à la place de l’Iran puisqu’elle a échoué dans sa propre région qualificative.
La position inébranlable de la FIFA
Gianni Infantino, président de la FIFA, a fermé la porte avant même la publication de l’article du Financial Times. Lors du forum Invest in America de CNBC, il a été catégorique : l’équipe iranienne participera au tournoi, le sport doit rester hors politique, et une sélection qualifiée sur le terrain joue son tournoi.
Infantino s’est même rendu le mois précédent dans un camp d’entraînement de l’Iran en Turquie pour confirmer personnellement la participation iranienne. Les trois matchs de groupe de l’Iran auront lieu aux États-Unis malgré la demande iranienne de délocalisation vers le Mexique en raison de la situation géopolitique. La FIFA n’a pas commenté directement la proposition Zampolli, renvoyant plutôt à ses déclarations antérieures : le dossier est clos.
Implications pour les paris sportifs
Malgré le bruit médiatique, les marchés de paris n’ont pratiquement pas bougé. Les bookmakers lisent correctement la situation : l’Iran joue, l’Italie ne jouera pas.
- Cotes de l’Iran : Environ +400 à +450 pour une qualification en phase à élimination directe. Ces cotes n’ont pas changé après l’annonce Zampolli.
- Marchés de nouveauté : Certains sites offshore proposent « L’Italie participera-t-elle? » avec des cotes de +2000 à +5000. C’est du pur pari de loterie sans valeur réelle.
- Le vrai signal : La Bosnie, qui a éliminé l’Italie, est probablement sous-cotée. L’équipe a montré sa capacité à jouer sous pression. Les cotes pour une sortie du groupe B (autour de +150) pourraient sous-estimer la vraie valeur bosniaque.
Pour les parieurs canadiens, le match Canada-Bosnie du 12 juin à Toronto sera plus piégeux que les cotes ne le suggèrent.
La Bosnie : tombeuse de l’Italie, rivale du Canada
La Bosnie-Herzégovine s’est qualifiée pour la Coupe du monde 2026 en battant l’Italie en barrages, puis en éliminant le Pays de Galles. L’équipe dirigée par Sergej Barbarez, avec Edin Džeko en attaque et Benjamin Tahirović au milieu, a montré une résilience impressionnante. Elle affrontera le Canada, la Suisse et le Qatar dans le groupe B.
Les cotes actuelles des bookmakers canadiens régulés pourraient ne pas refléter la véritable compétitivité de cette équipe. Une sélection capable de battre l’Italie aux tirs au but après une match nul mérite du respect.
Résumé des faits essentiels
La proposition vient bel et bien d’un officiel américain proche de Trump, confirmée par le Financial Times et reprise par Washington Post, Euronews et Reuters. Elle a été rejetée unanimement par Rome et la FIFA a déjà confirmé publiquement la participation iranienne. Pour le parieur averti, la seule information utilisable est que la Bosnie est probablement sous-évaluée dans le groupe B, et que tous les marchés dérivés de ce « scandale » sont à éviter.
L’Italie ne sera pas à la Coupe du monde 2026. L’Iran y sera. Le vrai enjeu pour les Canadiens reste le match de Toronto le 12 juin contre une Bosnie redoutable.

