La grande interrogation qui entoure la Coupe du monde 2026 n’est pas seulement tactique ou historique : elle touche directement à la place de Neymar dans l’alignement final du Brésil. Au moment où Carlo Ancelotti doit déposer sa liste de 26 joueurs, à Rio de Janeiro, tout indique que le dossier du no 10 aura pesé plus lourd que n’importe quel autre. Entre espoir de retour, prudence médicale et pression populaire, la décision résume à elle seule l’état d’esprit de la Seleção à l’approche du tournoi.
Dans les derniers jours, les indices ont changé de ton. Neymar faisait déjà partie de la présélection de 55 transmise à la FIFA le 12 mai, et plusieurs observateurs au Brésil laissaient entendre qu’Ancelotti se dirigeait vers une inclusion. Après la défaite de Santos contre Coritiba, le joueur a lui-même insisté sur sa condition : il disait se sentir bien physiquement et travailler sans relâche pour retrouver le niveau exigé par une compétition mondiale. Pour suivre aussi la configuration du groupe brésilien, on peut consulter le guide du Mondial 2026 sur Rexbet.
Un retour bâti sur la patience
Le chemin vers cette possible sélection n’a rien d’ordinaire. Depuis la grave blessure subie avec le Brésil en octobre 2023, Neymar a traversé une période qui a mis à l’épreuve sa carrière internationale. Il s’était rompu les ligaments croisés et le ménisque du genou gauche lors d’un match contre l’Uruguay, et cette blessure a déclenché une longue reconstruction, autant sur le plan physique que mental.
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Absence complète durant la saison internationale de 2024
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Fin de son passage en Arabie saoudite au début de 2025
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Retour à Santos pour retrouver du tempo et du volume de jeu
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Gestion continue de pépins musculaires en 2026
En avril 2026, il a aussi eu recours à un traitement par plasma riche en plaquettes au genou afin de stimuler la guérison des tissus. Son entraîneur, Cuca, a confirmé que tout le travail effectué avec le joueur visait essentiellement à le rendre disponible et utile pour l’échéance mondiale.
Pourquoi Ancelotti a fini par rouvrir la porte
La position du sélectionneur n’a pas été fixe pendant toute la préparation. Plus tôt cette année, Ancelotti affirmait qu’un Neymar à 100 % pouvait évidemment avoir sa place, mais qu’il ne le retenait pas tant que ce seuil n’était pas atteint. Cette lecture semblait prudente, presque définitive, après les matchs amicaux de mars contre la France et la Croatie. Puis le contexte a bougé.
Deux facteurs principaux ont modifié l’équation :
| Élément | Effet sur la sélection |
|---|---|
| Blessures de Rodrygo et d’Estevão Willian | Ouverture de places offensives inattendues |
| Soutien des cadres, notamment Casemiro | Renforcement du poids du vestiaire en faveur du retour |
Autrement dit, la discussion n’est plus seulement « Neymar est-il prêt? », mais aussi « le Brésil peut-il se permettre de laisser un joueur de cette stature à la maison? ». Avec les absences qui s’accumulent, l’option du rappel devient beaucoup plus logique qu’elle ne l’était quelques semaines auparavant.
Ce que sa présence changerait dans le groupe
Si Neymar est retenu, la hiérarchie offensive du Brésil sera forcément influencée. Certains jeunes attaquants qui espéraient s’imposer devront composer avec un joueur dont le simple nom restructure le plan de match. João Pedro, malgré une saison très solide en Premier League, figure parmi les profils qui pourraient en subir les conséquences. Igor Thiago, Endrick et Rayan demeurent aussi dans le portrait, ce qui oblige l’équipe à arbitrer entre présent, avenir et expérience.
Le casse-tête est d’autant plus intéressant que la Seleção possède déjà plusieurs armes offensives bien installées. Vinícius Júnior, Raphinha, Matheus Cunha et Gabriel Martinelli offrent de la vitesse, de la percussion et de la polyvalence. Dans ce décor, Neymar serait probablement utilisé de façon plus ciblée : meneur libre, faux neuf par séquences ou encore option stratégique en cours de match plutôt que partant automatique à chaque rencontre.
La forme montrée à Santos et la réalité du terrain
Sur le plan statistique, le bilan de Neymar en 2026 reste encourageant. Selon les chiffres relayés par World Soccer Talk et Goal, il avait accumulé six buts et trois passes décisives en 13 matchs cette année; une autre lecture parlait même de neuf actions décisives sur la même période. Quelle que soit la version retenue, l’idée demeure la même : quand il joue, il influence encore le jeu.
Le vrai enjeu n’est donc pas la qualité pure, mais l’enchaînement. Le sélectionneur doit évaluer la capacité du joueur à supporter trois matchs de phase de groupes en l’espace de 13 jours, puis possiblement davantage si le Brésil avance dans le tournoi. Dans un calendrier aussi serré, la gestion de l’intensité vaut presque autant que le talent brut.
Un groupe C qui ne laisse aucune marge
Le Brésil amorce sa campagne dans un groupe qui demande de la concentration dès le départ. Peu importe la présence de Neymar dans la liste finale, la route est déjà balisée par trois rendez-vous qui orienteront toute la suite du parcours :
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13 juin : Brésil contre Maroc, au MetLife Stadium, à East Rutherford au New Jersey
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19 ou 20 juin : Brésil contre Haïti, au Lincoln Financial Field, à Philadelphie
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25 ou 26 juin : Écosse contre Brésil, au Hard Rock Stadium, à Miami Gardens
Une première place dans le groupe donnerait au Brésil un parcours plus favorable vers les seizièmes de finale, où l’équipe affronterait un troisième d’un autre groupe. Cela semble simple sur papier, mais dans une Coupe du monde, chaque détail compte, surtout lorsqu’un joueur comme Neymar peut modifier l’équilibre psychologique d’un vestiaire entier.
Une page de plus dans une carrière déjà immense
Si son nom apparaît bien sur la liste, Neymar entrerait dans son quatrième Mondial à 34 ans. Son héritage en sélection est déjà immense : 79 buts en 128 matchs, record absolu du Brésil, et une place désormais verrouillée parmi les grands noms de l’histoire nationale. Il a participé aux Coupes du monde de 2014, 2018 et 2022, atteignant les quarts de finale à chaque fois, sans jamais pouvoir transformer l’élan individuel en titre collectif.
La liste finale du 18 mai sert donc de verdict, mais aussi de point de départ. Elle dira si le Brésil choisit la prudence maximale ou s’il accepte de miser sur l’expérience et le génie d’un joueur toujours capable d’influencer une compétition entière. Pour suivre le tournoi à partir du 11 juin, les amateurs pourront aussi surveiller les diffusions et les mises à jour officielles sur FIFA.com/worldcup.

