La 5e journée des qualifications européennes a remis les compteurs à zéro dans plusieurs groupes et a ouvert la porte à une dernière ronde très lourde de conséquences. Entre la démonstration de l’Espagne, les faux pas de certaines favorites et quelques surprises bien senties, la semaine a changé le ton de la course vers la Coupe du monde féminine de soccer 2027.
Une soirée marquée par un choc clair
Le résultat qui a retenu l’attention est venu du groupe A3, où l’Espagne a battu l’Angleterre 4-0. C’est la victoire la plus nette de cette journée et elle a immédiatement relancé le sommet du groupe, surtout après le premier succès des Anglaises dans cette série de duels.
Dans les autres ligues, plusieurs puissances ont assuré l’essentiel. L’Allemagne a dominé la Norvège 2-0, la France a fait de même contre la Pologne, et l’Italie a retrouvé du rythme avec une victoire convaincante de 3-0 contre la Serbie. Le coup de théâtre le plus marquant reste toutefois la victoire de la République d’Irlande 3-2 contre les Pays-Bas, un résultat qui a fait basculer la soirée du côté des surprises.
Les gros écarts ont aussi parlé
La Ligue B a offert une avalanche de buts. La Suisse a infligé un 6-1 à Malte, le Portugal a balayé la Lettonie 5-0, l’Écosse a écrasé Israël 6-0 et la Belgique a obtenu le même score contre le Luxembourg. Ces marges confirment que plusieurs nations arrivent à la dernière journée avec une différence de buts qui pourrait peser très lourd.
La Ligue C a été plus compacte, mais elle n’a pas manqué d’intérêt. L’Estonie a pris le dessus sur le Liechtenstein, la Bulgarie a contrôlé Gibraltar, la Croatie a arraché un succès serré au Kosovo et la Hongrie a signé une bonne opération contre l’Azerbaïdjan. Plusieurs matchs nuls, dont Bosnie-Herzégovine contre Lituanie, Moldavie contre Roumanie et Arménie contre Kazakhstan, laissent encore des calculs ouverts.
Ce qu’il faut retenir des groupes
En Ligue A, la hiérarchie demeure instable dans les groupes A2, A3 et A4. La France, l’Espagne et l’Allemagne ont envoyé un message fort, mais aucune d’elles n’est encore totalement à l’abri d’un renversement à la dernière journée. Dans le groupe A1, l’Italie et le Danemark ont pris de l’avance, pendant que la Suède et la Serbie devront jouer leur dernier match avec une vraie urgence.
En Ligue B, les écarts restent serrés dans certains secteurs malgré les larges victoires. La Suisse, le Portugal, l’Écosse et la Belgique ont pris de l’élan, mais la ronde finale servira à confirmer les positions et les croisements possibles pour la suite du parcours. En Ligue C, l’enjeu est davantage dans la stabilité du classement, avec encore plusieurs places à verrouiller avant les barrages ou les tours suivants.
La 6e journée arrive vite
La dernière journée de la phase de groupes aura lieu le mardi 9 juin 2026, et elle servira de ligne de partage avant les barrages. Le programme est chargé dans les trois ligues, avec plusieurs rencontres jouées en simultané. Le moindre but peut changer le portrait final.
Les matchs à surveiller en Ligue A
Le groupe A3 attire le plus l’attention, car l’Angleterre reçoit l’Ukraine au même moment où l’Islande affronte l’Espagne. Cette combinaison peut encore modifier le classement final du groupe après le coup d’éclat espagnol de la 5e journée. Dans le groupe A2, la France contre la République d’Irlande prend aussi une dimension particulière après la surprise irlandaise contre les Pays-Bas.
Le groupe A4 mérite lui aussi le suivi, avec Norvège contre Autriche et Slovénie contre Allemagne. Enfin, le groupe A1 opposera la Suède à l’Italie pendant que la Serbie croisera le Danemark, ce qui laisse présager une fin de phase très serrée.
Ce qui se joue en Ligue B et en Ligue C
La Ligue B propose encore des duels capables de rebattre les cartes. La Suisse se déplace en Irlande du Nord, le Portugal joue en Finlande, l’Écosse rend visite à Israël et la Belgique termine contre le Luxembourg. Chaque groupe contient encore des scénarios ouverts, même si certaines favorites ont déjà pris une belle option.
En Ligue C, plusieurs matchs serviront surtout à figer le classement et à définir les survivantes les mieux placées pour la suite. La Géorgie, la Moldavie, l’Arménie et d’autres équipes tenteront de terminer leur parcours de groupe sur une note positive, avec une marge de manœuvre souvent mince.
Après les groupes, les barrages
Si les qualifications automatiques échappent à certaines équipes, le chemin vers le Brésil passera par les barrages. Le tirage est prévu le 18 juin 2026, puis deux rondes aller-retour suivront à l’automne avant les barrages interconfédérations au début de 2027. Pour plusieurs sélections, cette phase pourrait devenir le vrai moment charnière de la campagne.
Le rendez-vous final : Brésil 2027
La récompense ultime demeure la qualification pour la Coupe du monde féminine de soccer 2027, présentée au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. Comme le tournoi se tiendra pour la première fois en Amérique du Sud, chaque point pris en Europe compte double dans la perception de cette campagne.
La 5e journée a rappelé une chose simple : les qualifications ne laissent aucune place au relâchement. Entre le 4-0 de l’Espagne, la défaite surprise des Pays-Bas et les écarts impressionnants en Ligue B, la dernière ronde s’annonce chargée, tendue et potentiellement décisive pour le classement final, les places en barrage et la suite du parcours vers 2027.

